Divorce et bien immobilier à Royères

Tant que la banque n'a pas désolidarisé celui qui part, sa capacité d'emprunt reste amputée de la totalité du capital restant dû. Sur 80 000 €, cela lui retire 52 % de ce qu'il pourrait emprunter.

Divorce et bien immobilier à Royères en Haute-Vienne

Ce que la solidarité bancaire bloque*

Sur une maison de hameau, à cinq kilomètres du bourg.

PosteMontantPrécision
La capacité d'emprunt théorique, à 2 200 € de revenusenviron 153 800 €
Le capital restant dû sur le prêt commun80 000 €
La capacité réellement disponibleenviron 73 800 €
Ce que la solidarité retire52 % de la capacité
Ce que celui qui part ne peut donc pas faireRacheter un logement
Qui décide de le libérerLa banqueNon le juge, ni la convention entre époux
Ce qui l'obtient en pratiqueLa vente du bien, ou une reprise de prêt acceptée

Les deux dernières lignes désignent le point que les conventions de divorce traitent le plus tard. Un accord peut prévoir qui garde la maison et qui verse quoi ; il ne lie pas la banque. Tant que celle-ci n'a pas donné son accord, celui qui part reste caution de fait d'un prêt sur un bien qu'il n'habite plus.

Quatre voies de sortie, et leur délai

La vente à un tiers Le prix rembourse le prêt, le solde se partage. Sur un bien à 150 000 € grevé de 80 000 € de capital restant dû, cela représente environ 35 000 € pour chacun, avant frais de vente.
L'attribution à l'un, avec soulte Celui qui garde reprend le prêt et verse la soulte. C'est la voie qui exige le plus de revenus, et la seule qui permette de conserver le logement.
Le maintien temporaire en indivision Une convention peut organiser une période transitoire. Elle coûte le portage du bien, environ 2 750 € par an, et laisse la solidarité bancaire en place.
La licitation judiciaire Devant le tribunal judiciaire de Limoges, en cas de blocage. Elle tranche, mais elle est lente et coûteuse, et le prix obtenu n'est pas meilleur qu'en vente amiable.

Trois notions à ne pas confondre*

Le titre, l'occupation et le prêt se règlent séparément.

NotionCe qu'elle recouvrePrécision
La jouissanceQui habite le logement pendant la procédure
La propriétéQui figure au titre
La solidarité bancaireQui reste engagé auprès du prêteurElle ne suit ni l'une, ni l'autre
Ce que le régime matrimonial détermineLa composition du patrimoine à partagerCommunauté, séparation de biens ou participation aux acquêts
Ce que la jouissance ne confère pasUn droit de propriété
Ce que l'attribution du bien ne suffit pas à produireLa libération de l'autre auprès de la banque
Ce qu'il faut donc traiter séparémentLe titre, l'occupation et le prêt

L'attribution avec soulte, chiffrée*

Sur une maison qui vaut 100 000 €, retenue à 180 000.

GesteCe qu'il apporte
La fourchette locale1 300 à 1 800 € le m²Soit 130 000 à 180 000 € sur une maison courante
Un bien à 150 000 €, capital restant dû de 80 000 €Valeur nette de 70 000 €
La soulte35 000 €
Le total à financer par celui qui gardeenviron 119 100 €Soulte, reprise du capital et frais d'acte
La mensualité correspondanteenviron 596 €Contre 464 € pour le couple
Les revenus nécessairesenviron 1 704 € par mois
La cote la plus consultée1 559 € le m²Assortie d'un indice de représentativité de 1 sur 5

L'écart des deux dernières lignes se lit dans les deux sens. Celui qui garde doit trouver 132 € de plus chaque mois que ce que le couple payait, sur des revenus désormais uniques. Celui qui part cherche à se reloger sans capacité d'emprunt. Le même bien, à la même valeur, met les deux dans une situation plus tendue qu'avant la séparation.

Ce que la vente règle, et que les autres voies laissent en suspens

Le point commun des trois autres voies Le prêt commun subsiste, sous une forme ou une autre. Tant qu'il n'est pas soldé ou repris avec l'accord de la banque, les deux ex-époux restent engagés.
Ce que cela signifie pour celui qui part Une capacité d'emprunt amputée de 80 000 € dans notre exemple, soit plus de la moitié de ce qu'il pourrait obtenir. Se reloger en achetant devient impossible.
Ce que la vente produit L'extinction de la solidarité à la signature de l'acte. C'est le seul mécanisme qui libère les deux parties sans dépendre d'un accord bancaire.
Le délai à prévoir Trois à huit mois de commercialisation si le prix est juste, plus deux à quatre mois jusqu'à l'acte. Soit cinq à douze mois avant que chacun retrouve sa pleine capacité.

Ce qu'une surévaluation déclenche*

Quatre étapes, et ce qu'il faut éviter entre-temps.

RéflexeCe qu'il apporte
Le bien évalué 200 000 €Soulte de 60 000 €Revenus requis : environ 2 087 €
Le bien évalué 250 000 €Soulte de 85 000 €Revenus requis : environ 2 469 €
L'écart avec une évaluation à 150 000 €765 € de revenus mensuels en plus
Ce que la surévaluation produitUne attribution qui devient infinançable
Ce que retient le notaireLes ventes enregistrées du secteurNon le montant des travaux réalisés
Ce que cela signifie pour celui qui espérait garderLa vente devient la seule issue

Les deux dernières lignes décrivent une impasse. Une soulte de 67 500 € au lieu de 27 500 ne rend pas seulement le rachat plus difficile : elle le rend infinançable pour la plupart des foyers du secteur. Et le prix de 180 000 € ne trouvera pas davantage d'acquéreur. Les deux sorties se ferment en même temps, et le crédit continue de courir.

Trois précisions

Cette page ne remplace ni l'avocat, ni le notaire Le régime matrimonial, la composition du patrimoine, les récompenses éventuelles, la prestation compensatoire et les modalités de liquidation relèvent des professionnels chargés du dossier, seuls compétents sur une situation déterminée.
La désolidarisation relève de la banque Ni le juge, ni la convention entre époux ne peuvent l'imposer à l'établissement prêteur. Elle s'obtient par la vente du bien ou par une reprise de prêt que la banque accepte au vu des revenus de celui qui garde.
Les hypothèses de financement sont explicitées Le taux, la durée et le taux d'effort retenus illustrent un raisonnement. Aucune procédure accélérée n'existe par ailleurs auprès de la mairie, et les délais de vente indiqués ne peuvent être garantis.

Un dernier point : les travaux réalisés en 2019 ont créé de la valeur, mais elle figure déjà dans l'estimation d'aujourd'hui, pas en supplément. Sept années d'usage les ont consommés, et ce qu'ils ont apporté se lit dans l'état du bien et son classement énergétique.

Les questions fréquentes

Qui décide de la désolidarisation du prêt ? La banque, et elle seule. Ni le juge, ni la convention entre époux ne peuvent l'imposer à l'établissement prêteur.
Que coûte la solidarité à celui qui part ? Sur 80 000 € de capital restant dû, elle ampute sa capacité d'emprunt de 52 %. Il ne peut donc pas racheter un logement.
Combien pour racheter la part de l'autre ? Sur un bien à 150 000 € grevé de 80 000 €, environ 119 100 € à financer, soit 596 € par mois et 1 704 € de revenus.
Que change une surévaluation ? Beaucoup. À 250 000 €, il faut 2 469 € de revenus contre 1 704 à 150 000 : l'attribution devient infinançable.
Quelle voie libère les deux parties ? La vente. Elle éteint la solidarité à la signature de l'acte, sans dépendre d'un accord bancaire.

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Un bien à liquider ?

Capacité de reprise du prêt vérifiée auprès de la banque, en amont de la convention.

* Informations données à titre indicatif

Cette page concerne la commune de Royères, code postal 87400, en Haute-Vienne. Elle décrit un cadre général relevant du droit français, à titre d'information et sans valeur contractuelle, et ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni un conseil personnalisé. Le régime matrimonial, la composition du patrimoine, les récompenses éventuelles, la prestation compensatoire, les modalités de liquidation et le sort du logement familial relèvent de l'avocat et du notaire chargés du dossier, seuls compétents sur une situation déterminée. La désolidarisation d'un prêt commun relève de l'établissement prêteur : ni le juge, ni la convention entre époux ne peuvent la lui imposer. Aucun barème de droits de partage n'est reproduit, et aucune procédure accélérée n'existe auprès de la mairie. Les montants cités sont des ordres de grandeur relevés en 2026 et ne constituent aucune estimation ; la cote la plus consultée pour cette commune est assortie d'un indice de représentativité de 1 sur 5. Les hypothèses de financement, de taux, de durée, de capital restant dû et de taux d'effort sont explicitées et illustrent un raisonnement. Un crédit engage l'emprunteur et doit être remboursé. Les délais de vente ne peuvent être garantis.

Sources : code civil, s'agissant des régimes matrimoniaux, de la liquidation, du partage, de l'indivision et de l'attribution préférentielle ; code de procédure civile pour les mesures provisoires et la licitation ; code de la consommation pour la solidarité des coemprunteurs ; code de l'organisation judiciaire pour la compétence du tribunal judiciaire ; recommandation du Haut Conseil de stabilité financière relative au taux d'effort ; Figaro Immobilier, dont l'indice de représentativité pour la commune est de 1 sur 5, relevé 2026 ; code général des impôts et tarif réglementé des notaires ; ordres de grandeur d'entretien et de charges constatés ; calculs de soulte, de capacité, de mensualité et de portage établis par nos soins.